Les bienfaits des circuits locaux au service de la prévention face au Coronavirus

Aujourd’hui, en cette période de confinement, nous nous retrouvons face à des ruptures de denrées que nous pensions jusqu’alors inépuisables.
Si ces ruptures peuvent s’expliquer par des modifications de consommation : fermetures des restaurants, présence de toute la famille à tous les repas, moins de disponibilité de repas livrés tout du moins en début de confinement, … d’autres facteurs entrent en ligne de compte, et une réflexion commence sur la manière dont notre circuit économique alimentaire est réparti.
Un circuit long à l’heure où les frontières sont fermées ? Un circuit court ou un circuit local ?
Et si ce dernier était la solution, voir même un plan de développement dans la stratégie de lutte contre une pandémie ?

Les notions de circuit court et de consommation locale sont distinctes. Le circuit court implique une vente du producteur au consommateur sans intermédiaire, voire avec un seul intermédiaire. La consommation locale implique une fabrication locale.
Le circuit local, s’il offre une solution dans l’imaginaire collectif, doit aussi être réfléchi dans un ensemble. La disponibilité des produits peut être bloquante : pour exemple les régions du Nord n’ont pas accès aux fruits nécessitant des températures plus clémentes et les régions du Sud ne cultivent pas certaines ressources (endives, betteraves).
Néanmoins, en temps de crise, telle qu’une pandémie, le circuit local n’offre que des avantages, notamment au regard de la sécurité.

La sécurité des consommateurs, puisqu’ils évitent ainsi le contact avec des produits emballés. Ces derniers ont transité par plusieurs opérateurs puis dans plusieurs lieux de stockage et de transport et enfin dans les lieux de leur distribution.
La sécurité des opérateurs eux-mêmes qui sont en contact avec des produits peu manipulés.
La sécurité des transporteurs, qui voyagent sur des petites distances et ne traversent plus qu’une région, donc un seul bassin de contamination.
Quant à la sécurité alimentaire, elle est composée de plusieurs aspects, l’accessibilité, en France, on ne parle pas d’insécurité à ce titre. Vient ensuite l’aspect salubrité, qui est également cadrée par une règlementation stricte. Et enfin, la sécurité nutritionnelle où la proximité va avoir un impact.
On sait par exemple que la vitamine C n’est mobilisable que quelques heures dans un végétal juste récolté, d’autres vitamines sont sensibles à la lumière, aux températures, souvent trop froide de conservation des récoltes pour limiter le murissement et le déclencher au moment de la vente.

Le circuit local permet une meilleure mobilisation des vitamines qui, faut-il le rappeler, sont un élément essentiel à la lutte contre les inflammations…donc, contre une pandémie de coronavirus. Parce que les inflammations sont aussi dangereuses que le virus.

 

Un article détaillé par le regard de REST AMI, spécialisé en stratégie de restauration collective, et complété par l’analyse en prévention de TM SAFETY.